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CEGEP La Pocatière

Le Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière est un établissement privé d'enseignement secondaire fondé en 1827 à La Pocatière. Créé pour donner le Cours classique traditionnel de huit ans (réduit à sept dans les années 1960), le collège se départit en 1969 de la partie collégiale pour se concentrer sur le secondaire. Au Québec, un collège d’enseignement général et professionnel, ou cégep, est un établissement d’enseignement collégial public où sont offertes des formations techniques et préuniversitaires. Les programmes préuniversitaires sont d’une durée de deux ans (quatre sessions) et mènent à l’université. Les programmes techniques durent généralement trois ans (six sessions) et mènent au marché du travail et à certains programmes universitaires. Les cégeps offrent également un service de formation continue. Fondés à la fin des années 1960 à la suite de la commission Parent, ces établissements sont soumis à la Loi sur les collèges d’enseignement général et professionnel, qui vise tous les collèges publics du Québec, ainsi qu’au règlement sur le régime des études collégiales, qui visent tous les établissements pouvant émettre un diplôme d’études collégiales (DEC) ou une attestation d’études collégiales. Le Québec compte 48 cégeps. Les cégeps furent créés en 1967 par l'adoption du projet de loi 60 à l'Assemblée nationale du Québec. Ce projet de loi fut porté par Paul Gérin-Lajoie que l'on désigne aujourd'hui comme le père des cégeps. Le projet de loi 60 a été conçu à la suite du rapport de la Commission Parent, critiquant l'accès difficile, discriminatoire et onéreux aux études supérieures et le bas niveau de scolarité des Québécois. En effet, avant la réforme, deux ou trois années de plus étaient nécessaires aux francophones pour atteindre l'université que pour les anglophones (Conseil supérieur de l'éducation, 1988, page 94). De plus, les gens habitant en ville avaient beaucoup plus de chances de parvenir à cet échelon que les gens provenant des régions éloignées. Finalement, l'éducation postsecondaire était divisée en de nombreuses écoles parallèles, telles les écoles d'infirmières, les écoles normales ou les collèges classiques. Les cégeps ont donc été créés afin d'harmoniser le système d'éducation au Québec et de créer un système d'éducation équitable et diversifié pour tous en remplacement partiel du Cours classique dans les collèges privés menant vers des professions libérales. L'innovation des cégeps réside dans l'intégration des étapes terminales des formations technique et pré-universitaire, au sein d'un même institut. Cet institut permettrait de joindre les différentes écoles déjà présentes en un seul établissement, et qui serait implanté dans toutes les régions du Québec. Cela facilite l'accès à l'université ou au marché du travail dans des branches plus spécialisées, en même temps que la formation de citoyens critiques par le biais de la philosophie et de la littérature. Ce système est aussi considéré comme une phase transitoire entre l'école secondaire et l'université. En 1993, la réforme Robillard a amorcé un travail de révision des programmes définis par le ministère de l'éducation. Ces programmes ont été réévalués dans le but de correspondre aux attentes du marché du travail, pour qu'ils forment aux compétences définies par le marché du travail. Cette même réforme ajoute à la charge des professeurs la tâche de s'initier à l'enseignement stratégique, à l'approche par compétence, et à la demande de créer un cours d'intégration des acquis. Finalement, on crée la commission d'évaluation de l'enseignement collégial, qui se charge de valider les plans de réussite des collèges, obligeant les collèges à avoir des taux de passage plus élevés pour obtenir leur subvention. L'approche par compétence, ainsi amalgamée, est dénoncée par les syndicats professoraux, faisant en sorte que les professeurs boycottent l'implantation de cette approche jusqu'en 1999. Toutefois, les techniques d'apprentissages utilisées par l'approche par compétence étaient déjà utilisées par certains professeurs au courant des nouvelles tendances en pédagogie. La formation des maîtres fit place à la nouvelle pédagogie devant être intégrée aux cégeps : la pédagogie par compétences. Les enseignants furent encouragés à se perfectionner à l'aide de programmes pédagogiques dispensés par, entre autres, PERFORMA de l'Université de Sherbrooke.

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